vendredi 11 novembre 2011

Chitwan National Park

Le parc national de Chitwan est le plus vieux parc du Népal. Il est situé au sud du pays, à la frontière indienne.
Pour m'y rendre, j'ai pris un bus touristique depuis KTM. Après 6 bonnes heures de bus, j'arrive dans la station de bus où un membre du staff de l'hôtel, où je loge, m'attend. J'ai choisi un "package" de 3 jours et 2 nuits dans le parc. L'hôtel est situé en dehors du parc (à 3 minutes de l'entrée). Prendre un hôtel dans le parc coûte affreusement cher puisque ces hôtels paient des taxes au gouvernement pour pouvoir s'installer dans le parc.

Samedi 5 novembre
Activité prévue : visite du village tharu vers 15h
Une bonne grosse drache comme on les connait chez nous viendra changer nos plans pour l'après-midi. La visite du village est donc annulée et je reste à l'hôtel toute l'après-midi. J'en profiterai pour faire connaissance avec mes voisins français: Fanch, Myriam et leurs 2 filles Helia et Arwen. Le soir, nous aurons l'occasion d'assister à un spectacle de danse assez impressionnant dans la salle du village tharu. C'est en groupe francophone (la famille française ainsi que de 2 Belges (Virginie et Laurence)) que nous irons assister au spectacle . C'est la 1ère fois depuis le début du voyage que j'ai l'occasion de parler français avec autant de monde !

Dimanche 6 novembre
Activités prévues : balade en pirogue, visite de l'enclos des éléphants, marche dans la jungle, safari à dos d'éléphant, petit tour dans le village à l'occasion de la fête.
Après le ptit dèj, nous (la famille française, les 2 belges, une famille népalaise et moi-même) partons en pirogue sur la rivière qui traverse la jungle. On était censé voir des crocodiles mais nous n'en verrons aucun...



L'enclos des éléphants abrite une dizaine d'éléphants d'Asie. Parmi eux, 2 petits jumeaux, ce qui est très rare chez les éléphants.
Après ça, direction la jungle pour une marche de +/- 1h à la recherche d'animaux à observer. Nous parviendrons à voir un crocodile qui est à une trentaine de mètres de nous.


Après le dîner, promenade dans la jungle à dos d'éléphants. Là, en principe, on est censé voir quelques animaux dont le plus impressionnant est le rhinocéros à 1 corne. Malheureusement, nous n'en verrons aucun. Un crocodile est quelques daims seront les seuls animaux que nous croiserons durant cette agréable balade de +/- 1h30.



En fin d'après-midi, direction le village pour participer à la fête villageoise. La plupart des jeux offrent comme cadeaux de la bière ou de l'argent. On voit donc très peu d'enfants jouer. Un vacarme règne dans ce parc. Les jeux de tombola sont animés par des présentateurs qui essaient chacun de parler plus fort que leur voisin. Saturation des baffles + micro presque en bouche pour parler le plus fort possible = bruit à vous donner des maux de tête...


La grande roue de la fête...

Lundi 7 novembre
Activité prévue : observation d'oiseaux à 7h
La pluie refera son apparition et nous n'irons finalement pas observer les oiseaux.
Vers 9h, direction, la station de bus pour partir vers Pokhara en compagnie des français (les belges rentrent sur KTM).
Petite photo de groupe avant de se séparer.
 De gauche à droite : Fanch, Myriam et leurs 2 filles, Helia et Arwen. 
Au centre, les 2 Belges, Virginie et Laurence. 
Et à droite, la famille népalaise de KTM.

Bhaktapur

Vieille ville de Bhaktapur


Bhaktapur est une ville située à 13 km à l'est de Katmandou. Pour nous y rendre, nous (David et moi) avons pris le bus local. Pour rejoindre la cité médiévale de Bhaktapur, nous avons mis environ 1h… Dans le bus (comme dans TOUS les bus locaux) vous êtes serrés comme des sardines. Pire que les bus de la TEC à la sortie de l’école. Puis il y a une tonne d’arrêts et le bus n’avance pas réellement vite… Soit, au bout d’une heure, nous arrivons dans cette magnifique cité médiévale qui possède un charme fou.
La ville, construite au 12ème siècle, possède énormément de temples. Beaucoup de gens qui y viennent ne visitent que le centre, Durbar Square. Nous avons effectué une balade de +/- 2 heures que le guide du Lonely Planet nous conseillait. Et on a croisé très peu de touristes durant cette promenade qui nous a emmené dans tous les coins et recoins de la ville.



Un sacrifice d'une chèvre en pleine rue pour que les dieux protègent le bus


Le lac de Bhaktapur.

Le temple « Changu Narayan »



Le village de Changu Narayan se trouve à quelques kilomètres de Bhaktapur. C'est au sommet d'une colline à 1700 m d'altitude que se trouve le plus ancien sanctuaire de la vallée, construit au 6éme siècle en l'honneur de Vishnou. Narayan signifie Vishnou en hindou, tandis que Changu est le nom du Garouda, le dieu oiseau.
Le temple se situe à une douzaine de kilomètres de Bhaktapur. Pour nous y rendre, nous avons pris le bus local. Il nous aura fallu 1h30 pour arriver à destination (+/- 10 km)... 




Pour rentrer sur KTM, nous avons dû prendre un "taxi" car il n'y avait plus de bus disponible. Ce "taxi" (c'est un habitant qui a fait le taxi avec sa voiture) avait 8 places au total et nous étions 12 dedans dont 9 à l'arrière (pour 6 places). Et ça ne dérangeait en rien le chauffeur car il sait bien qu'il ne se fera pas arrêter par la police. Presque tout est permis au Népal... Il nous amènera à Bhaktapur, où nous prendrons un vrai taxi avec un peu plus de place pour rejoindre KTM.

Katmandou (partie 2)

Durant la période passée au Népal, j'ai eu l'occasion de participer à 2 festivals : Le Dashain festival et le Tihar festival (ou Deepawali festival).

Dashain Festival



Le « Dashain Festival » dure 15 jours (fin septembre – début octobre). C’est la célébration népalaise (pour les hindous) la plus importante. La plupart des Népalais retournent dans leur famille. Katmandou est donc très calme durant cette période puisque beaucoup de ses habitants retournent dans les villages.
Ce festival célèbre la victoire de la déesse Durga sur les forces du mal. A travers tout le pays, des centaines de milliers d’animaux sont sacrifiés en l’honneur de Durga. Les temples sont pris d'assaut par les Népalais qui font des offrandes à la déesse Durga.
On aura eu droit presque tous les jours à de la viande pour accompagner notre dal bhat (riz avec des lentilles). Ce qui, en général n'est pas le cas puisque la viande est assez chère.


Une fois décapitées, les gentilles chèvres sont plongées dans de l'eau bouillante afin que la peau s'enlève plus facilement. Pendant ce temps, les autres chèvres peuvent se faire une idée de ce qui les attend...

Alejandra, moi, David et Franzisca, après avoir reçu notre "tika" de la part de Hem.



Tihar Festival


Le « Tihar Festival » se déroule fin octobre ou novembre. En Inde, c’est le festival le plus important pour les hindous. Au Népal, c’est le 2ème festival le plus important (le plus important étant le Dashain).
Le festival honore certains animaux : le corbeau (le 1er jour), le chien (le 2ème jour), la vache (le 3ème jour) et le boeuf (le 4ème jour).
Durant ce festival, le 2ème jour, des groupes de filles se rendent dans les maisons et chantent afin de récolter un peu d’argent. Durant le 3ème jour, c’est au tour des garçons. Et là, dès le début de l’après-midi, la ville vit  au rythme de la musique jouée par les différents groupes dans les cours des maisons. Ca va du petit groupe avec un tambourin et une flûte jusqu’au groupe de rock expérimenté.
Ce festival est plus vivant que le Dashain. Le Dashain se déroule principalement dans les maisons et est très familial. Ici, toutes les maisons sont décorées. On se croirait en pleine période de Noël. C’est un petit mix de Noël, Halloween et nuit de mai. Toutes les villes sont colorées par des colliers de fleurs, des lampes, des bougies...

Chaque jour, la cour est illuminée par des dizaines de bougies allumées par les enfants.

Départ du chemin qui mène jusqu'à la porte d'entrée et qui indique aux dieux le chemin à suivre pour apporter quelques richesses à la famille.


Lors du 3ème jour, Yugen, David et moi avons joué quelques morceaux chez le beau-frère de Hem.

Petits veinards que nous sommes, nous avons reçu notre tika des mains de notre soeur de coeur. Ce qui a étonné plus d'un Népalais durant la journée. (de g. à d. : Guillaume, Franzisca, moi et David).

Swayambunath


Le temple de Swayambunath, avec l'important stupa de Bodnath, est l’un des plus anciens temples et le plus saint des sites bouddhistes de Katmandou. Il est situé sur une colline à l'ouest de Katmandou surplombant la ville. Ce temple est également appelé « Monkey Temple » en raison des nombreux singes qui l’investissent.
Pour y accéder, il faut monter ce nombre incalculable de marches où l’on croise des singes mais également ces vendeurs de souvenirs en tout genre

Quelques bouddhistes durant la prière.




mercredi 2 novembre 2011

Changement de route...

Après plus ou moins 2 mois en Asie et presque la totalité de cette présence au Népal, je changerai de route.

Exit l'Asie et direction l'Océanie. Je ne continuerai donc plus au Vietnam, au Laos, en Thaïlande et au Cambodge, comme cela était prévu au départ, mais bien en Nouvelle-Zélande où je compte rester 2 à 3 mois.

En changeant d'itinéraire, j'opte également pour un changement de culture. Je reste sur une excellente note sur le continent asiatique avec le Népal et désire voir, totalement, autre chose. Je partirai donc en Nouvelle-Zélande dans le but de voyager à travers tout le pays. L'idéal étant de trouver 1 ou 2 personnes pour acheter un van et faire le tour des 2 îles.

Sur ces nouvelles, bon congé de Toussaint à tous et bonnes vacances (pour certains...) !


mardi 1 novembre 2011

Last Resort : Bungy Jumping & Rafting

Le dimanche 31 octobre, David (l'Amériain qui fait du couchsurfing chez Hem avec moi) et moi sommes partis avec la compagnie" Last Resort" pour 2 jours de "sensations fortes". Au programme, 2 activités : du saut à l'élastique et du rafting.

Bungy Jumping

Nous avons quitté KTM vers 6h pour arriver vers 10h au complexe de Last Resort. Pour rejoindre ce complexe, nous devons emprunter un pont. Pont qui est celui duquel nous sauterons... Après un petit briefing sur le saut à l'élastique, nous nous sommes dirigés vers le pont. Vers 12h30, mon tour était arrivé.




Petit appareil photo en main, je saute dans le vide ! Durant les 2 premières secondes, je me demande ce que je fais là ! Quelle stupide idée d'avoir voulu sauter... Merci à mon ami Mathieu sans qui je n'aurais jamais fait ce saut ! Le pire, ce sont les mouvements d'accordéon fait par l'élastique... Ca vous retourne l'estomac...
Mais une fois arrivé sur le sol, quand vous avez repris vos esprits et que vous regardez en l'air, vous n'avez qu'une envie, le refaire... mais plus tard.

Voici une vidéo du saut avec un appareil photo en main...


Et cette deuxième vidéo, prise depuis le pont...


Rafting

Le lendemain, le 1er novembre, nous aurons droit à 3h de rafting. Après 45 minutes de bus, nous arrivons sur une plage de galets qui sera le point de départ de la descente.

Après 45 minutes, nous nous arrêterons pour prendre le lunch (dîner) au milieu des brebis et des vaches.



Après 1h de pause, nous repartons pour 1 grosse heure de rafting... Si l'agence annonce 3h de rafting, nous n'en aurons fait qu'1h50 plus ou moins. De quoi être frustré sur la durée mais certainement pas sur la descente ainsi que sur les paysages traversés par cette rivière. 

lundi 31 octobre 2011

Everest Base Camp & Gokyo



En arrivant au Népal, j’avais en tête de faire, comme trek, le « Circuit des Annapurnas ».
Après discussion avec diverses personnes, mon choix changera et j’opterai finalement pour le trek du « Camp de base du Mont Everest »  (EBC) en passant par Gokyo.
Pour ce trek, nous serons 4 : Sanjit (notre guide), Franzi (Allemande), Alè (Guatemalienne) et moi-même.
Avant de partir, j’avais des appréhensions sur mes capacités physiques à faire un trek en haute montagne. Ce n’est pas un trek de 5 jours…  c'est quand même 16 jours l'air de rien. Et puis comment allais-je gérer l’altitude puisqu’on allait quand même se trouver très souvent au-dessus de 4500 m (avec des pointes à plus de 5300 m) ?

Jour J : KTM – Lukla (2810m) – Phakding (2650 m)
Vol de Katmandou pour Lukla prévu vers 9h30. Finalement, nous embarquerons vers 11h30. Les retards sont ultra fréquents et il ne faut pas s’attendre à avoir un vol à l’heure prévue. Après avoir embarqué dans un petit avion de 16 places, nous décollerons pour Lukla que nous rejoindrons en 40 minutes. La piste est très très courte et est en pente ascendante afin de ralentir un maximum les avions qui se posent… C’est très impressionnant puisque l’aéroport se trouve en plein milieu des montagnes.
Le sac au dos, nous démarrerons notre journée par une randonnée de 3 heures pour rejoindre Phakding que nous atteindrons  vers 16h30 (on s’est arrêté pour dîner pendant 1 heure). La rando du jour aura été assez facile puisqu’on est descendu de presque 200 mètres.

La très courte piste de l'aéroport de Lukla.

Jour 1 : Phakding (2650 m) – Namche (3450 m)
Après un ptit dèj pris à 7h30, nous démarrerons une journée qui s’annonce assez hard pour nos jambes… En effet, en plus ou moins 7h, nous serons montés d’environ 800 mètres. Le début de la rando est assez simple. Ca monte très légèrement.
Arrivé à Gorsalle, les choses se corseront. On fera 600 mètres d’ascension en 3 bonnes heures. Avec les sacs au dos, on sentira nos jambes en fin de journée. Et durant ces 3 heures, il n’y aura pas un seul petit mètre de plat ou de descente… Que de la montée… Soit, nous arriverons vers 15h30 à Namche avec les jambes qui réclameront un peu de repos. Pas de chance, l’hôtel se trouve sur les hauteurs de Namche..

Namche, perdu entre les montagnes.

Jour 2 : Acclimatation à Namche
Le 2ème jour du trek est une journée d’acclimatation à Namche. Afin d’être sûr que l’altitude ne soit pas déjà un problème pour nous, nous ferons une petite rando de 3 heures qui nous amènera à un point de vue très sympathique (qui se trouve à +/- 3850m) sur le Mt Everest. Avant d’y arriver, nous passerons par l’aéroport de Namche… Aéroport dont la piste n’est pas asphaltée mais bien empierrée… On ne verra malheureusement aucun avion atterrir ou décoller de là.

Premier aperçu du Mt Everest (la pointe au milieu de la photo derrière la grosse montagne). 

Jour 3 : Namche (3450 m) – Tengboche (3880 m)
Départ de la rando du jour vers 8h afin de rejoindre Tengboche (3880 m). Le début de journée nous fera descendre à 3250 m. La suite, elle par contre, nous fera monter de 600 m pour arriver à Tengboche. L’endroit est superbe et offre une vue magnifique sur le Mt Everest, Lhotse et Lhotseshar. Le lodge où nous serons, sera le seul lodge où nous n’aurons pas de couverture. Le sac de couchage sera insuffisant et durant la nuit, le température n’atteindra que 5° (dans la chambre), je ne fermerai pas très souvent l’œil. 

Magnifique vue depuis Tengboche sur le Mt Everest (caché derrière la grosse montagne).

Jour 4 : Tengboche (3880 m) – Dingboche (4360 m)
Enfin une rando plus tranquille. Aujourd’hui, rien de bien compliqué au programme si ce n’est 2 petites ascensions. Durant le trajet, je ferai la connaissance de 2 Danois qui font le même trek que nous mais sans guide. Plus les jours avancent, plus les personnes voyageant sans guide et sans porteur se font nombreuses.

Jour 5 : Acclimatation à Dingboche
Dingboche, lieu de notre 2ème jour d’acclimatation. La mini rando du jour nous amènera en hauteur à un nouveau point de vue. Ceci dit, après 15 minutes d’ascension, les maux de tête se feront si persistants qu’il sera préférable pour moi de rebrousser chemin et de rentrer à l’hôtel. Sanjit et les filles continueront la rando. Ils seront de retour 3 heures plus tard.


Jour 6 : Dingboche (4360 m) – Lobuche (4910 m)
Passé les 4000 m, on n’aperçoit plus trop d’arbres. Alors à 4400 m, on n’en aperçoit plus du tout, mais on a des vues magnifiques sur les montagnes qui nous entourent. Seulement, si la vue est magnifique, le corps, lui ne sera pas trop ravi de cette présence en haute altitude. En effet, comme la veille, je démarrerai le trek avec des maux de tête que je garderai pratiquement jusqu’au lendemain matin. Comme les 2 derniers jours, la nuit sera très courte malgré 10h de présence au lit. Pas moyen de fermer l’œil. En cause : les maux de tête et le froid.

Dingboche, le matin en démarrant la journée.

Jour 7 : Lobuche (4910 m) – Gorakshep (5170 m)
LE jour tant attendu arrive. L'objectif, pour lequel nous marchons depuis 1 petite semaine se pointe à l’horizon : le camp de base du Mt Everest . Nous quitterons Lobuche vers 7h et sans maux de tête… Malheureusement, ceux-ci réapparaitront avant d’arriver à Gorakshep. Vers 9h30, nous arriverons à Thokla. C’est une place au sommet d’une colline qui est dédiée à toutes les personnes ayant trouvé la mort lors de l’ascension du Mt Everest. Vers midi nous atteindrons Gorakshep. Nous prendrons possession de notre chambre d’hôtel dans lequel nous laisserons nos sacs. Après avoir enfilé un plat de pâtes, nous prendrons la direction du « camp de base du Mt Everest » (EBC). A peine quitté Gorakshep, les maux de tête reviendront et de plus belle manière. Je prendrai une pause d’une vingtaine de minutes afin d’atténuer la douleur pour ne pas devoir faire demi-tour, comme à Dingboche. De Gorakshep à l’EBC, il nous faudra 2 heures. Lorsque nous y arriverons, il n’y aura plus grand monde. La plupart des gens sont passés avant nous. Le camp de base où se trouvent les tentes des expéditeurs est situé à 20 minutes de marche (caché derrière la pierre). Il y avait pas mal de monde. Ce qui sous-entend, 2-3 expéditions certainement. D’ici, il est impossible de voir le Mt Everest. Il est caché derrière 2 montagnes. Ceux qui veulent s’attaquer à son somment doivent passer entre ses 2 montagnes avant d’apercevoir le sommet tant redouté. Lorsque nous serons de retour à Gorakshep, les maux de tête disparaitront. Il était temps…


Alèjandra, Franzi, Sanjit et moi-même au camp de base du Mt Everest. 
P.S. : Mt Everest, que l'on ne sait pas voir depuis l'EBC.

Jour 8 : Gorakshep (5170 m) – Orsho (4010 m)
Aujourd’hui, départ à 4h pour Kala Patthar avec les lampes frontales pour nous éclairer. KP est un point de vue situé à 5545 m d’altitude entre Gorakshep et l’EBC. De là, on peut voir le Mt Everest. Nous ne rejoindrons pas KP. Nous nous arrêterons environ 100 m plus bas, car à +/- 5450 m la vue est tout aussi bonne qu’au sommet de KP (et puis on n'est pas trop chaud pour continuer à monter...). On restera sur place 1h30 afin de voir le soleil se lever sur les montagnes. Après être redescendu et avoir pris le ptit dèj, nous quitterons Gorakshep vers 9h20 et arriverons à Lobuche vers 11h30. Là, les maux de tête de Franzi (l’allemande) et les miens seront très présents. Pour ma part, je n’en aurai jamais eu d’aussi forts. Sanjit (le guide) préfère que l’on redescende. Initialement, il était prévu que l’on rejoigne Dzonglha (4830 m) suivi de Cho La Pass (5368 m) et Dragnag (4700 m) pour aller vers Gokyo. Tout le monde étant d’accord, nous descendrons vers Orsho. Nous repasserons à Thokla et à partir de cet endroit, nous suivrons un chemin parallèle à celui emprunté pour la montée vers Gorakshep. Le chemin est merveilleux. On retrouve une nature plus verdoyante que les 2 derniers jours. Certains paysages me font même penser à l’Islande… Nous arriverons à notre hôtel vers 17h15. Ce sera la plus grosse randonnée du trek. L’hôtel est perdu au milieu de nulle part et c’est le seul batiment à Orsho. Je passerai une parfaite nuit ! Ca fait du bien.

Ca, c'est le Mt Everest !

Jour 9 : Orsho (4010 m) – Phortse (3800 m)
Aujourd’hui, nous continuerons le trek à 3. En effet, la veille au soir, Alejandra (la guatemalienne) a décidé de rentrer à KTM via Lukla. Ne se sentant pas bien et la fatigue étant présente, elle n’a plus la motivation pour remonter vers Gokyo. Sur les chemins empruntés aujourd’hui se succèderont petites montées et petites descentes. On ne croisera presque personne sur ce chemin pas très fréquenté du tout. Nous arriverons à Phortse vers 13h. Comme la veille, nous nous retrouverons dans un hôtel très calme où seuls 2 Autrichiens, un Sud-Africain ainsi que leurs porteur et guide sont présents. Comme la nuit précédente, celle-ci sera tout aussi bonne.

Jour 10 : Phorste (3800 m) - Nah La (4400 m)
Si l’on est descendu si bas pour s’éloigner un maximum des maux de tête, il faudra bien remonter pour rejoindre Gokyo. Comme les 2 derniers jours, nous emprunterons de somptueux chemins qui nous feront passer à travers des villages très rustiques. On a l’impression de quitter les sentiers battus. En tout cas, les sentiers très touristiques sont ailleurs. Après quelques heures de marche, nous arriverons à Nah La. C’est le seul hôtel dans le village. Comme à Orsho, il n’y a que ce bâtiment. Nous serons d’ailleurs les seuls à y loger. Je ne pense pas qu’ils doivent voir énormément de monde.

 Deux ptits népalais préparant leur sac pour emmener le troupeau de Yak à Nah La.

Jour 11 : Nah La (4400 m) – Gokyo (4790 m)
Après une nouvelle bonne nuit, nous quitterons Nah La pour rejoindre Gokyo. Au bout de 30 minutes de marche, nous « retomberons » sur le chemin Namche – Gokyo. On retrouvera donc énormément de touristes. Après une belle petite ascension, nous arriverons au 1er des 3 lacs de Gokyo. Après seulement 3 bonnes heures de marche, nous serons arrivés à Gokyo. Notre hôtel possède une terrasse qui donne une magnifique vue sur le 3ème lac. Il y a également une librairie à Gokyo. J’en profiterai pour acheter un livre (l’Alchimiste de Paulo Coelho). Comme l’aurait si bien dit Jean-François Manatane, « jamais au grand jamais », je n’ai été absorbé par un livre comme je l’ai été ici. Peut-être las des jeux de cartes et sudokus, le livre est tombé à point nommé. Toujours est-il qu'avant de m'endormir, j’aurai fini ce livre de 247 pages…Ben ça alors, ça ne me ressemble pas ! Altitude sickness…

Premier lac de Gokyo.

Jour 12 : Gokyo Peak (5360 m)
A l’ordre du jour : ascension du Gokyo Peak et puis repos (voire glandage) à Gokyo. Nous quitterons notre hôtel vers 4h30 pour apercevoir le lever du soleil sur l’Himalaya. Du pied de Gokyo Peak jusqu’au sommet, il y a un dénivelé de 585 mètres… Ascension que je bouclerai en 2 petites heures. Et sans maux de tête s’il vous plait ! Arrivé au-dessus, on est content de ne pas avoir fait demi-tour lorsque les maux de tête se montraient persistants. La vue est tout simplement magnifique. On possède une vue en 360° sur une partie de la chaine de l’Himalaya et l’Everest pointe le bout de son sommet. On a la chance d’avoir le soleil de notre côté (2 jours plus tard, il y neigera). Vers 9h20, nous rejoindrons l’hôtel pour prendre le petit dèj. Etant trop fainéant pour aller me balader durant le reste de la journée, je resterai à l’hôtel à jouer aux cartes avec Sanjit et un autre guide népalais. J’apprendrai 2 jeux népalais assez plaisants. Cette nuit sera la nuit la plus froide (dans la chambre). Le mercure atteindra 2°. C’est vraiment pas chaud… 

Sanjit (à droite) et moi devant cette magnifique chaîne de montagnes. 
L'Everest est à ma droite (le montagne la plus haute).

Gokyo (dans le bas à gauche) et ses 3 lacs.

Jour 13 : Gokyo (4790 m) - Phortse Thanga (3680 m)
Le trek touche à sa fin et il ne reste plus que de la descente… De la descente où quelques petites montées s’ajouteront au programme. En principe, la descente devait se faire en 4 jours. Ceci dit, comme nous sommes restés 2 jours à Gokyo, nous retournerons à Lukla en 3 jours. Après plus ou moins 7 heures de rando, nous arriverons à Phortse Thanga où il n’y a pas grand monde.

Gokyo, au départ de l'étape.

Jour 14 : Phortse Thanga (3680 m) – Monjo (2840 m)
Au réveil, surprise : de la neige ! Le début de la rando commencera par de la grimpette qui nous prendra 1h avec la neige qui s’intensifie. Arrivé à Mongla (au sommet à +/- 4000 m), la neige est belle et bien présente. Chacun est trempé par la transpiration accumulée durant l’ascension et le moindre arrêt nous rappelle qu’il vaut mieux continuer de marcher plutôt que de s’arrêter. Nous arriverons pour le lunch à Namche où j’y avais laissé des habits (un pantalon, un tee-shirt et une paire de bas). J’en profiterai pour me changer. Avant cela, j’avais fait tout le trek avec le même pantalon qui était dans un bien bel état… Nous arriverons à Monjo vers 15h10 après être resté près de 2h à Namche. Dans notre hôtel, nous croiserons un Hollandais qui voyage dans le monde depuis 4 ans !

A Mongla, la neige est bien présente ! Vivement la descente...

Jour 15 : Monjo –Lukla
Dernière journée de randonnée. On arrivera à Lukla vers 13h30 après avoir quitté Monjo vers 8h30. La fin est pénible puisque ça grimpe. D’accord, ce n’est pas Gokyo Peak, mais quand on sait que c’est fini, c’est pénible… Arrivé à Lukla, j’en profiterai pour m’acheter un beau tee-shirt bien propre et pour prendre une bonne douche bien chaude que je n’avais plus prise depuis un bon moment… Après ça, direction l’Irish Pub pour boire une bonne bière et jouer quelques parties de billard !

 Sur le chemin nous menant à Lukla.

Jour 16 : Lukla – KTM
Ptit dèj à 6h30, puis nous nous rendrons à l’aéroport vers 7h15 où nous prendrons l’avion vers 9h. Si l’atterrissage est surprenant, le décollage l’est encore plus sur cette petite piste. Lors de notre arrivée, nous avions rallié Lukla en 40 minutes. Ici, pour faire le chemin inverse, nous ne mettrons que 20 minutes.
Vers 9h20, nous poserons les pieds sur le bitume de la piste de KTM où notre trek prendra fin…

Notre Airbus A330...

Ce trek une fois fini, je constate que, physiquement, celui-ci n’était pas très difficile.
Durant ces 16 jours, j'ai croisé TOUTES sortes de personnes. Des enfants de 8-10 ans et même des pensionnés approchant la septantaine. Des formats "Astérix" aux formats "Obélix". Toute personne en bonne santé peut faire ce trek. Chacun doit se donner le temps d'y parvenir. Certains boucleront une journée de rando en 3 heures alors que d'autres auront besoin de 7 heures. Ce qu'il faut gérer, c'est l'altitude. Et pour ça, il n'y a pas 56 solutions. Certains médicaments vous aideront à supporter l’altitude. Une autre solution est de monter petit à petit sans se presser.
Ce trek n'est pas non plus une promenade de santé. Chaque jour, les hélicoptères de sauvetage effectuent plusieurs missions dans les montagnes. Il ne faut donc pas prendre le trek trop à la légère.
Si, au début, je voulais faire le « Circuit des Annapurnas », c’est parce qu’il peut se faire très facilement sans guide. Il y a tellement de monde qu’il faudrait le faire « exprès » pour se perdre.... D’après ce que j’avais lu et entendu, pour l’EBC, il valait mieux avoir un guide.  Ceci dit, j’ai croisé énormément de monde le faisant sans guide. L’avantage de le faire sans guide est qu’on économise pas mal d’argent et qu’on est plus libre d’aller où l’on veut. Nous avons eu la chance d’avoir un guide extra. Nous ne regrettons donc nullement de l’avoir pris. Ceci dit, certains touristes devaient être déçus d’avoir pris un guide au vu des capacités de ce dernier. Il est donc nécessaire de bien choisir son agence si l’on veut voyager avec un guide.

Le guide est-il vraiment utile pour faire l'EBC ?
-          ABSOLUMENT PAS, si vous désirez uniquement trekker. Les pistes sont faciles à suivre et il y a tellement de monde que si l’on croit être perdu, il suffit de demander son chemin.
-          ABSOLUMENT, si vous désirez avoir un échange afin de mieux connaitre le pays et les traditions du pays dans lequel vous trekkez. Si vous ne désirez pas uniquement marcher mais également avoir des échanges, prenez-en un. Et puis il s’occupe de tout pour vous.

Certains voyagent également avec des porteurs. L’avantage des porteurs est qu’ils portent notre gros sac. Durant la journée, on marche alors avec un petit sac contenant le stricte minimum. Dans ce cas, on peut alors se permettre un peu plus « de luxe » au niveau vestimentaire. L’avantage de ne pas prendre de porteurs est qu’on économise de l’argent.

Le porteur est-il vraiment utile pour faire l'EBC ?
-          ABSOLUMENT PAS, si vous êtes légèrement « aventurier ». Je portais un sac de 14 kilos. Ce qui est pas mal puisqu’en général, on conseille 12 kilos. Personnellement comme habits, j’avais (jusqu’au retour à Namche le 14ème jour) 4 caleçons, 4 paires de bas, 1 pantalon de randonnée, 1 pantalon en Gore-Tex, un polaire, une veste Gore-Tex, 1 bonnet, 1 paire de gant, 1 « protège-cou » et 2 paires de chaussures. Une paire de chaussures est suffisante, mais sachant que dans mes chaussures de marche j’ai des « cloches » au bout de X temps, j’ai préféré prendre également mes baskets.
-          ABSOLUMENT, si vous désirez avoir votre petit luxe personnel : un nouveau caleçon, une nouvelle paire de bas, un nouveau tee-shirt… tous les jours. Mais également si vous désirez être à l’aise pour marcher.

Je conseillerais ce trek à tout le monde ! Vous passez par différents paysages, tous plus beaux les uns que les autres. Et en chemin, il est possible de faire de bien belles rencontres !

Alors, foncez !